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c'est une erreur de jeunesse pardonnez moi je vous en supplie (oui je suis en liberté)

On pourrait croire qu'un énième "film musical de noel" produit par netflix, avec pour seul attraits un défilé de célébrités, toute plus corporate les unes que les autres, ne soit qu'un pure produit commercial dépourvu de toute substance artistique. En effet, c'est tout à fait le cas, cependant en accommodant notre regards à une vue plus "méta" sur ce métrage (comme il nous est invité a le faire dès les premiere minute : rupture du quatrième mur et exposition, face camera, de la nature du matériau enregistré) l'on finis par se convaincre de la chose suivante, ce film dialogue avec lui meme. En faisant partie d'un systeme, en suivant lui même le branding Netflix, il parle de cette catégorie à laquel il appartient. Il va même au delà de ça, il sait qu'il est réceptionné par un public qui lui aussi subit Netflix et son marketing (mise en scène de la mise en scène d'une piece de théâtre, publique visible, camera dans le cadre, compilation de scene coupé avant le générique de fin). On ne tient plus à faire illusion, il n'y a pas besoin de récit, les acteurs ne joue aucun role si ce n'est le leur, celui qu'il joue deja en interview et sur chaque scène de leur tournée mondiale. Et ce rôle n'est pas écris, il est juste un branding d'une personne que l'on veut faire star, son passé transformé en narratif, son attitude tourné en mythe. Et c'est là la puissance de notre société occidentale, parce qu'on a mis une personne devant les caméras du monde, parce qu'elle a pour elle la publicité, parce qu'on l'a fait passé à la radio, elle devient une célébrité, et alors sa parole est recueilli, diffusé, ses actions soulève les foules, et le simple enregistrement de ces action suffit, suffit pour vendre, suffit pour divertir, suffit pour se passer de récit, de personnage, le narratif est deja créé par le public qui suit sa célébrité. Parce que le public existe un tel film, sans rien d'autre que Sabrina Carpenter pour tenir en haleine le spectateur, peut exister c'est pourquoi le film ne se cache pas d'être en public d'être réceptionné par lui. A Nonsense Christmas a de plus la lourde tache de traité un sujet massivement éculé, et il s'en sort en peignant tableau maniériste, reprises des contes de Charles Dickens, chanson de noel populaire, s'il y a reprise et s'il y a maniérisme il y a bien un auteur derriere tout ca ? Une nouvelle vision apposé par dessus ces œuvres reprises? En effet et celle de Sabrina Carpenter, et oui ces thématiques sont bien presente, le "spirit of ghosted past" melange parfait entre Chrismas Carol et les chanson d'amour pop, "it's the most nonsense time of the year" faisant tourner le célèbre chant de Noël autour Sabrina. Et si on bien une revisite de la culture de noel américaine par S.Carpenter, l'inverse se produit aussi avec la chanson titre "A Nonsense Christmas" cette fois si la mélodie du titre Nonsense est reprise et les parole sont échangé pour celle de noel. C'est un regard nouveaux sur la carriere même de S.Carpenter ses theme, ses chansons, personna, devient le tableau de maitre que le peintre Noël ne peut dépasser de lui même et se retrouve donc à copier, réinterpréter. Carpenter qui etait jusque là, la realisatrice ( je parle bien de la Carpenter éponyme, evitons la confusion 😉) de ce film dont le matériau de base, la fête de Noël a l'américaine, avait déjà été interprété de diverse façon par d'autre, voit à la toute fin de ce metrage ce schéma se retourner pour obtenir à la place un esprit de Noël maniériste revisitant Nonsense. Comme si de Palma s'était fait revisité par Blow up. Comme si l'œuvre de Carpenter faisait partie du décors culturel que l'on reprendrait à la sauce Noël l'hiver approchant. Et cela est possible car un systeme a reussi a mettre carpenter au centre de la pensé de certains, qui sont donc le public de ce film.